CHIRURGIE DU GENOU

Ligamentoplastie du genou


La ligamentoplastie est une intervention chirurgicale réalisée sous arthroscopie pour remplacer un ligament croisé antérieur (LCA) rompu. Cette intervention vise à redonner sa stabilité au genou et à prévenir les lésions secondaires du cartilage et des ménisques.
Plusieurs techniques opératoires existent pour réaliser une ligamentoplastie du croisé antérieur (Kenneth Jones, DT4, DIDT, Lemaire, Tendon quadricipital, plastie au Fascia Lata etc…). 
Le principal critère qui est analysé pour retenir une indication opératoire sera l’instabilité du genou ressentie par le patient et évaluée par le chirurgien.
Plusieurs critères entrent en ligne de compte pour décider de l’intervention, parmi lesquels l’âge du patient, ses activités physiques et sportives, son inconfort lié à l’instabilité, etc.


picto genou

Quelles sont les conséquences d’une rupture du ligament croisé antérieur ?

Lorsqu’il est rompu, le ligament croisé antérieur perturbe :

  • La stabilité de l’articulation du genou
  • Le fonctionnement biomécanique naturel du genou
  • Le fonctionnement normal des ménisques

Cette instabilité soumet alors les ménisques et le cartilage articulaire à des contraintes anormales (en cisaillement notamment), pouvant entraîner leur dégradation progressive (notamment des lésions des ménisques).

La ligamentoplastie vise donc à restituer cette stabilité en remplaçant le ligament croisé antérieur rompu par un greffon.

Il arrive parfois que la rupture du ligament croisé ne soit pas associée à une forte instabilité. C’est notamment le cas des patients présentant une bonne musculature. Celle-ci peut compenser l’instabilité potentielle générée par la perte du croisé.

rupture ligament croisé

En quoi consiste la ligamentoplastie du genou ?

La ligamentoplastie est réalisée sous arthroscopie. 

Le chirurgien réalise deux petites incisions de part et d’autres du tendon rotulien, juste en dessous de la rotule. Il réalise également une ou plusieurs incisions un peu plus longues, de 3 à 4 cm environ, en regard du tibia ou du fémur (selon la technique opératoire employée). 

Nous décrirons ici la technique qui a notre préférence, le DT4.

Les étapes clés :

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Bilan articulaire complet

Le chirurgien inspecte l’ensemble des structures ligamentaires et méniscales du genou. 
Il repère les parties restantes du croisé antérieur rompu, il vérifie le croisé postérieur. 
Le ménisque interne et le ménisque externe sont testés et vérifiés sur leurs compartiments: corne antérieure, segment moyen, corne postérieure. Un testing est réalisé pour vérifier leur stabilité et l’absence de lésion cachée qui n’aurait pas été vue à l’I.R.M. 
En cas de lésion méniscale associée, une réparation ou une résection partielle est effectuée. 
On préférera toujours la suture méniscale lorsque elle est possible. La suture est réalisée avec des systèmes d’ancres automatiques la plupart du temps. Si le fragment méniscale est trop abîmé, on réalise une résection, la plus économe possible.

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Prélèvement du greffon

Le greffon est prélevé à partir :
des tendons des ischiojambiers. Dans la technique du DT4 le chirurgien prélève le tendon du muscle demi tendineux (DT). Si ce tendon est trop fin, trop fragile, on prélèvera également le tendon du Droit Interne en complément pour obtenir une greffe plus épaisse, plus solide.
Le tendon est nettoyé, préparé et calibré, suturé et renforcé avec un fil, puis muni de fils tracteurs pour l’insertion.
Lors de la préparation, il est repliée sur lui-même pour augmenter son épaisseur par 4, d’où le nom de la technique : DT4.
La longueur et le calibrage dépendent essentiellement de la corpulence du patient. On obtient généralement un transplant d’une épaisseur comprise entre 7,5 mm et 10 mm. 

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Préparation des tunnels osseux

Des tunnels sont réalisés sous controle arthroscopique dans le fémur et dans le tibia afin de permettre un positionnement isométrique du futur ligament, assurant une tension homogène pendant les mouvements de flexion et d’extension du genou.
Des viseurs spécifiques sont utilisés pour réaliser ces tunnels. Les tunnels permettront le passage du transplant. Ces tunnels ont un diamètre correspondant au diamètre du nouveau ligament croisé préparé préalablement.  
Un lavage articulaire et réalisé après la réalisation des tunnels pour éliminer tous les petits débris liés au forage.

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Mise en place du greffon

Le greffon est passé dans les tunnels et dans l’articulation. Il est ainsi positionné en lieu et place de l’ancien ligament croisé rompu.
Le greffon est mis en tension et fixé solidement grâce à des vis ou systèmes de fixation type « boutons » sur le fémur et le tibia. 
Si une réparation ou un geste méniscale est nécessaire, il est toujours réalisé avant la mise en place du transplant.
Le chirurgien vérifie que le transplant n’entre pas en conflit avce l’échancrure du fémur. 

5. Fermeture et début de la rééducation

Les incisions sont refermées. 

Le jour même de l’intervention le patient est levé par le kinésithérapeute pou faire ses premiers pas. L’appui est tout de suite autorisé dans la trés grande majorité des cas (sauf exception) sous couvert de cannes à but antalgique. Les premiers mouvements de rééducation sont expliqués. 

La sortie au domicile se fait le jour de l’intervention : elle est pratiquée en ambulatoire (sauf cas particulier). 

Il est recommandé d’appliquer régulièrement de la glace sur le genou (même au travers du pansement) plusieurs fois par jours pendant les 15 premiers jours. Cela permet de favoriser la disparition de l’oedème et de limiter les risque d’hématome. 

La marche quotidienne est autorisée. 

Une infirmière changera les pansement pour nettoyer et vérifier la cicatrice tous les deux à trois jours pendant 3 semaines. 

La prise en charge en rééducation par le kiné se fait immédiatement, dès les premiers jours. 

Nous conseillons de réaliser 3 à 4 séances par semaine. 

Les objectifs des premières semaines sont :

  • de maitriser le verrouillage du quadriceps, 
  • de retrouver les amplitudes articulaires (la flexion et l’extension complète),
  • de mobiliser la rotule,
  • de réveiller les différents groupes musculaires (quadrcieps, ischio-jambiers…), 
  • de se sevrer des béquilles en 2 à 3 semaines

La motivation et la participation active du patient sont des facteurs essentiels de succès et de progression de la rééducation.

Après cette phase initiale on entre dans une phase de rééducation plus dynamique et plus active:

  • Vélo, machines de musculation
  • travailler la proprioception
  • travailler l’équilibre
  • réathlétisation musculaire, gain en masse et en puissance
  • course sur tapis…

La reprise des sports dans l’axe est généralement possible à 6 mois. Pour les sports de pivot contact il faudra attendre 9 mois.

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Où se faire opérer à Paris ?

Nos équipes interviennent dans plusieurs établissements de référence à Paris :

Pour les consultations:

  • Espace Médical Vauban
  • IMSS – Institut Médical Sport Santé
  • Clinique ARAGO

Pour les interventions :

  • Clinique ARAGO

Vous serez pris en charge par des spécialistes reconnus : les Dr Kerboull, Dr Sailhan et Dr Zilber, experts en chirurgie de la hanche.

entrée clinique

La ligamentoplastie est une intervention fiable et courante qui permet de retrouver un genou stable et fonctionnel. Grâce à l’arthroscopie la récupération est plus rapide.

Vous souffrez d’une rupture du ligament croisé antérieur ? Contactez notre équipe pour un accompagnement personnalisé.